La Région Maritime - Jour 4 - Avévé + Match de foot
  

La Région Maritime - Jour 4 - Avévé + Match de foot

Togoville, Togo le 28/03/2012

 

 Lever à 5H le mercredi pour un rdv avec les zems de la veille à 6H à la mairie. Momo nous accompagne à la pirogue et négocie tant bien que mal pour nous à cette heure matinale.

 

 

Le trajet dure près du double du temps habituel, et de galère en galère on arrive à la mairie d’Aneho vers 6H30. On ne perd pas de temps et on arrive au bord du fleuve vers 7H30.

8H : on s’engouffre dans les méandres du fleuve équatorial bordé d’une forêt épaisse : ambiance Amazonie au rdv.

 

 

Nos trois piroguiers se relayent en chantant des chants traditionnels entrecoupés de Joe Dassin.

 

Les quelques chansons françaises on été apprises par des volontaires. Certains chants en français ont été appris à l’école et sont purement éducatifs ou sensibilisants, ce qui les rendait marrants pour nous. Au milieu du trajet, on a pu descendre et visiter une palmeraie coincée entre le fleuve

 

 

et un marécage habité par des crocodiles d’après nos guides

 

 

, on n’y a donc pas mis un pied.

 

Ils nous ont fait une véritable ballade botanique très intéressante

 

 

qui nous a montré l’ingéniosité de l’utilisation du palmier de la racine au graines en passant par ses palmes. 

De retour sur la pirogue, on se fait une raison, on est arrivés trop tard pour voir des hippo. Après près de 2H de trip, on accoste dans un village charmant : les maisons d’argile sont construites très proches et on slalome ainsi dans un dédale de maisons. On retrouve les zems comme convenu, mais il nous manque de la monnaie pour payer les jeunes, on nous installe en attendant d’en trouver dans une maison où un enfant de quelques jours vit ses premiers jours en société, certains villageois viennent offrir des cadeaux à la très jolie mère ou à l’enfant. Evidemment on se sentait un peu comme deux cheveux blancs sur la soupe mais tout le monde semblait très amical avec nous. Au bout d’un très long quart d’heure, on suit une agitation et on se retrouve devant une assemblée où une femme prend notre billet pour un faux. Il était neuf, et il aura fallu qu’il se fasse lessiver par un jeune pour que la femme finisse par l’accepter. On sent la dernière embrouille quand on voit le béninois gueuler sur tout le monde en trottant dans le village. Je suppose qu’il attendait un bakchich des gosses suite à la négoc. de la veille, ceux-ci s’étant barrés en speed sans nous dire au-revoir à l’instant où la monnaie avait été faite. Bref pour éviter d’assister à un méchoui de béninois, on se casse à pieds avec Florian, espérant que les zems suivent. Deux minutes après, ils nous rejoignent et on prend la route d’Aneho, qui est un petit sentier, quasi-infranchissable pour un taxi classique. Ce village est le plus enclavé qu’on ait pu voir.

On se fait poser à l’Ecobank d’Aneho pour faire de la monnaie et on trace jusqu’à Togoville.

 

Une petite sieste - tout confort pour moi suite à un shotgun à la natte - pendant que Momo se préchauffe pour la finale de foot, puis on le rejoint au lycée. Là on fait connaissance avec l’équipe de Terminale et surtout : le Major Général du Lycée.

 

 

On entre dans la salle de classe où l'équipe se motive, et le major commence un discours pseudo-anti-colonialiste, finissant magnifiquement sur "on est tous très pauvres, il faut nous donner quelque-chose". Je suis plutôt très mal à aise, je commence à démonter son discours, mais les autres se mettent à applaudir. On comprend finalement qu'ils applaudissent pour le calmer, car il n'en est pas à son premier verre de Castel, ni son deuxième de sodabi... Une fois le major sorti, tout le monde nous salue chaleureusement et nous remercie d'être venus les supporter.

 

 

On se rend sur le terrain pour assister au match qui opposera l'équipe des Terminale C de Momo à l'équipe des troisièmes.

 

 

Le match est animé par le Major, qui affiche ouvertement son état en déblatérant au micro des phrases inutiles pendant tout le match.

 

 

Résultat 1-0 pour les troisièmes, c'est la déprime pour Momo et l'équipe, on retourne à la maison, on prépare nos affaires, Momo nous racompagne à la pirogue, et zou, à Lomé pour dormir 72H.

 

Fin du trip dans la région maritime

 

 

 

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