D-Day, le débarquement

Lome, Togo le 05/03/2012

 

Après une bonne nuit d’1h pour ma part et 3h pour Mr Pouce, il est l’heure de se diriger vers l’aéroport. Un voyage ponctué de bouchons qui s’est avéré plutôt stressant.

Au final, on se retrouve à Charles de Gaulles avec mon ami Gauthier, à part l’annonce de 45 min de retard, il n'y a aucun problème, nous sommes heureux de partir pour ce long voyage.

Après une bonne demi-heure de vol, nous voilà arrivés à l’aéroport de Bruxelles. La première étape à passer, le contrôle de sortie de l'UE et c’est là que nous avons fait la plus grand erreur du voyage, c’est-à-dire prendre la file de gauche. En effet, pendant que le gentil monsieur de la file de droite faisait passer environ 40 personnes dont des personnes qui sont arrivés 10 min après nous, la gentille mais lente  demoiselle de la file de gauche n’a contrôlé que 5 personnes. Et c’est à ce moment que moi et Gauthier avons décidé de prendre les choses en mains et de passer sur cette file de droite. Enfin bref, l’aéroport de Bruxelles = 3h30 d’attente, nous décidons donc de nous reposer un peu car la nuit fut courte.

Après 3h30 d’attente, enfin nous montons dans cet avion. Cependant, la joie fut de courte durée car à peine installés, on nous annonce 45 min de retard supplémentaires car un mec a décidé de laisser ses bagages partir dans l’avion sans lui donc, pour des raisons de sécurité, il faut les retirer de l’avion. L’affaire passée, le retard continue puisque le service de sécurité exige un contrôle d’un élément de l’avion ce qui nous rajoute un autre 45 min de retard (y a de la joie lalalalala). On décolle enfin, et la grosse odeur de kérosène qui s'infiltre par la ventilation ne fait pas peur, non non non, je suis un homme courageux J. (les moteurs ont tourné pendant les 1H30 d'attente)

C’est parti pour un vol de 9h avec escale à Abidjan. Rien à déclarer à part que je découvre que mon visa n’a pas de numéro, grosse panique, je m’imagine déjà passer la nuit à l’aéroport.

Nous atterrissons enfin à Lomé vers 22h. Ouverture des portes, 10 min pour que tout le monde sorte.

Je sors de l’avion et je prends ma première bouffée d’air Togolaise. Dur dur, j’ai peine à respirer tant l’air est lourd et irrespirable ici. C’est comme la veille d’un orage mais en 5 fois pire.

J’arrive au contrôle et je signale immédiatement à un gars (c’était qui d’ailleurs ce mec) que j’ai un problème de Visa, le mec me prend en charge et en moins de 2 min je suis passé sans aucun problème. Pendant ce temps, Gauthier fait la queue pendant un bon 20 min (c’est qui le plus malin). Au final, les problèmes administratifs auxquels je m’attendais ne sont que des formalités ici. Je retrouve mes bagages et les soi-disant bagages de Gauthier qui ne sont en fait pas à lui. Après avoir passé les contrôles de bagages où nous refusons gentiment d’offrir des cadeaux au douanier, nous découvrons avec bonheur une équipe de 4 personnes de Visions Solidaires (Johanna la belge, Adjarra, Esmathe Gandi et Gilbert)

 

Arrivé au bâtiment de VS, nous découvrons notre chambre qui, je dois le dire, est assez luxueuse. Nous découvrons également le meilleur ami de l’homme ici, le ventilateur. C’est un peu ça l’Afrique, les bonheurs les plus simples sont les meilleures.

La fatigue qui était reine dans l’avion a totalement disparu avec l’excitation et nous restons éveillés jusqu’à 3h30 pour discuter avec les personnes venues nous accueillir.

Le lendemain, nous nous réveillons tardivement, vers 12h30. Pour le petit déjeuner, Adjarra nous prépare du riz et du poulet braisé avec sauce arachide (miam miam). Après avoir mangé nos victuailles avec appétit, nous partons faire un tour en ville. C’est là que nous découvrons avec plaisir le moyen de transport le plus important du Togo, le Zemidjan dit Zem.

En ville nous échangeons nos euros en FCFA, nous découvrons le grand marché - où nous ne passons inaperçus et les tsssss tssss pour attirer notre attention sont nombreux - et la cathédrale.

Je découvre également les premiers djembés togolais qui sont comment dire, merdiques.

Nous finissons la journée sur la plage "de sable fin avec cocotiers comme dans les îles", précise le Petit Futé (mon oeil)

L’appel de la mer est fort mais vu la puissance du courant et la pollution, nous décidons de nous abstenir. Seul bémol du passage sur la plage, c’est la tentative de vol du sac de Johanna par une technique de diversion. Heureusement, toutes les personnes autour l’ont vu et sont intervenues. Donc Règle n°1 au Togo, ACCROCHE TOI A TON SAC. Nous voilà dans le bain.

Voilà cela achève notre voyage en avion et notre première journée au Togo.
 

Commentaires



Autres récits de voyage

Autres Recits en Togo